Le Royaume en partage

21 mai 2012

EDA n°79

Le Royaume en partage

Quand saint Paul parle des baptisés, il les appelle les saints.
Oserions-nous parler de saints quand nous parlons de nous-mêmes ?

Ceux que l’Eglise nous donne pour modèles, les saints canonisés, offrent à notre observation la particularité d’avoir laissé le Seigneur, par l’Esprit, conduire leur vie. Plus que les grandes et belles œuvres qu’ils ont pu réaliser, c’est cette manifestation de leur totale confiance en Dieu qui est leur sainteté. Ceci revient à dire que ce n’est pas par leurs œuvres - si bonnes soient-elles et qui ne l’ont été qu’en raison de leur abandon à la volonté divine -ce n’est donc pas en raison de leurs œuvres qu’ils sont devenus des saints, mais parce qu’ils ont laissé le Seigneur modeler leur sainteté.

Pourquoi cette réflexion en introduction de ce numéro consacré aux finances ? Nos prêtres, nos religieux et religieuses, qui ont choisi de « tout quitter » pour répondre à l’appel du Seigneur, sont sur ce chemin d’abandon à la volonté divine. S’en remettre à la providence pour sa vie matérielle est particulièrement atypique dans le matérialisme ambiant. Raison de plus, sans doute, pour que nous soyons les instruments de cette providence.

« Et vous, ne cherchez pas ce que vous mangerez ni ce que vous boirez, et ne vous tourmentez pas. Tout cela, les païens de ce monde le recherchent sans répit, mais vous, votre Père sait que vous en avez besoin. Cherchez plutôt son Royaume, et cela vous sera donné par surcroît. Sois sans crainte petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume. » (Lc 12, 29-32)

Le partage n’est-il pas un bon moyen de chercher le Royaume ?


Henri Faucon